La thébaïde ébahie

info@execho.info12 juillet 2020 - ::

Petite biographie de Tenzin Gyatso

Petite biographie de Tenzin Gyatso

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Sa Saintété le Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, est né le 6 juillet 1935 dans une famille de paysans pauvres de la province d'Amdo au nord-est du Tibet. De ses quinze frères et soeurs seuls six ont survécu. à l'âge de deux ans, il fut reconnu comme le quatorzième de la lignée des Dalaï-Lamas, le précédent étant mort en 1933. Le titre de Dalaï-Lama signifie océan de sagesse, et ceux qui le portent sont considérés comme des manifestations du Bodhisattva de la Compassion, Avalokitesvara (Tchènrézi en tibétain). Accompagné de sa famille, le jeune Dalaï-Lama alla vivre à Lhassa où il reçut une formation religieuse et spirituelle complète. Il fut officiellement intronisé le 22 février 1940. En 1959, il passa son examen final à Lhassa au cours de la fête annuelle de prière du Mönlam. Il réussi brillamment, puisqu'on lui décerna le grade le plus élevé de geshe, qui équivaut approximativement au doctorat en philosophie bouddhiste.

Tenzin Gyatso fut le premier Dalaï-Lama à entrer pleinement en contact avec la technologie moderne, et il montre un vif intérêt pour la science.

Avant les années 50, le Tibet était gouverné comme un état religieux où le Dalaï-Lama exerçait le pouvoir à la fois spirituel et séculier. Chaque Tibétain se sent pronfondément et viscéralement lié au Dalaï-Lama qui incarne le Tibet dans toute sa signification spirituelle et naturelle. Jusqu'à la nomination d'un ministre des Affaires étrangères en 1942, cette fonction paraissait inutile tant le Tibet était isolé du reste du monde. Le 7 octobre 1950, l'armée chinoise franchissait les frontières souveraines du pays. Dominé militairement, et partisan de la non-violence, le Dalaï-Lama crut qu'un accord de cohabitation garantissant l'autonomie du Tibet pourrait être signé avec la Chine. Dans cet espoir, il se rendit à Pékin en 1954 pour négocier la paix avec Mao Ze Dong.

En mars 1959, les troupes chinoises d'occupation réprimèrent brutalement un soulèvement populaire. Sa position et sa vie étant en danger, le Dalaï-Lama s'enfuit en Inde où le gouvernement lui accorda le droit de s'installer à Dharamsala dans l'état de l'Himachal Pradesh. Il fut suivi dans son exil par plusieurs milliers de Tibétains. Plusieurs milliers d'autres, restés au Tibet, ont été tués ou torturés par les forces chinoises d'occupation. Les monastères ont été détruits systématiquement et un véritable génocide culturel fut programmé et mis en place.

En 1963, le Dalaï-Lama présenta un projet de constitution démocratique pour son pays, et en 1992, il prit l'engagement de renoncer à toute autorité politique et historique dès que le Tibet aurait retrouvé son indépendance.

Le Dalaï-Lama a toujours déclaré que tant qu'il dirigerait les affaires du Tibet, il poursuivrait une politique de non-violence. Selon lui, toute solution fondée sur l'usage de la force est, par nature, temporaire. Le désarmement extérieur procède d'un désarmement intérieur. La seule garantie de paix se trouve à l'intérieur de vous-même. Son engagement inconditionnel en faveur de la paix a été reconnu par la communauté internationale, qui lui décerna le Prix Nobel de la Paix en 1989.

Le Dalaï-Lama trouve des mots simples et touchants pour parler de la nature humaine. Sa maîtrise des arcanes et des complexités de la pensée bouddhique est telle qu'aux yeux de ces disciples il fait plus qu'enseigner le Dharma: il l'incarne. Pour lui, le bouddhisme n'est ni un dogme ni une religion mais un mode de vie dans la paix, la joie et la sagesse. Il met l'accent sur la responsabilité universelle et l'interdépendance des individus et des nations dans la réalisation de la bonté essentielle de la nature humaine. Depuis des années, le Dalaï-Lama voyage inlassablement, pour enseigner la paix et dispenser la sagesse et la joie.