La thébaïde ébahie

info@execho.info28 septembre 2020 - ::

Le Dalaï-Lama appelle à l'aide internationale

Le Dalaï-Lama appelle à l'aide internationale

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Le chef spirituel des Tibétains a par ailleurs demandé à la Chine de faire preuve de retenue dans sa gestion des troubles.

Après avoir appelé la Chine au dialogue pour résoudre le conflit qui sévit au Tibet, le Dalaï-Lama a demandé l'aide de la communauté internationale pour inciter Pékin à aller dans ce sens. Le chef spirituel des Tibétains en exil, a par ailleurs exhorté la Chine à faire preuve de retenue dans sa gestion des troubles.

Mardi, un proche collaborateur du Dalaï-Lama, Tenzin Taklha, a assuré que le leader tibétain était déterminé à calmer la crise au Tibet. Sa sainteté est engagée à dialoguer avec les Chinois. Nous devons venir l'un devant l'autre et nous parler, a-t-il déclaré avant d'ajouter : Les Chinois ne résoudront jamais la question tibétaine en envoyant des troupes. La seule solution est de se retrouver l'un devant l'autre, d'entamer un dialogue et de trouver une solution qui bénéficie aux deux parties.

La communauté internationale a récemment multiplié les appels à la réconciliation pacifique en direction de la Chine et du Tibet. Dernier en date, celui du pape Benoît XVI, qui gardait jusque là le silence sur les événements du Tibet. On ne résout pas les problèmes avec la violence, on ne fait que les aggraver, a-t-il souligné, en appelant à Dieu pour qu'il donne à chacun le courage de choisir la voie du dialogue et de la tolérance.

Dans le même temps, le Dalaï-Lama a rencontré les chefs de cinq organisations tibétaines radicales, dont le leader du Congrès de la jeunesse tibétaine (TYC), Tsewang Rigzin. Les exilés tibétains en Inde sont divisés entre l'ancienne génération du Dalaï-Lama, apôtre de la non-violence et partisan de l'autonomie, et des radicaux, dont le Congrès de la jeunesse tibétaine qui exigent l'indépendance. Le contenu de cette rencontre n'a pas filtré mais le ton en était cordial. Mardi, le chef spirituel avait assuré Pékin qu'il n'avait aucune prise sur les violences qui ont secoué le Tibet, et mis sa démission dans la balance si les violences devenaient incontrôlables.

La main tendu du Dalaï-Lama vers Pékin semble avoir touché sa cible. Le premier ministre chinois m'a dit qu'il serait disposé à entamer un dialogue avec le Dalaï-Lama à deux conditions que le Dalaï-Lama a déjà remplies: qu'il ne soutienne pas l'indépendance totale du Tibet et qu'il renonce à la violence, a déclaré le premier ministre britannique Gordon Brown, après un entretien téléphonique.

Le ton de Pékin était jusqu'alors plus martial que jamais. Actuellement, nous menons une lutte intense de sang et de feu avec la clique du Dalaï-Lama, une lutte à mort, a martelé mercredi matin le numéro un du Parti communiste au Tibet Zhang Qingli. Les organisations pro-tibétaines se sont d'ailleurs fait l'écho de coups de filet massif. Il semble que plusieurs centaines de personnes au moins ont été arrêtées - peut-être des milliers dans le grand Tibet qui, outre la région autonome du Tibet, recouvre des régions voisines, selon Lhadon Tethong, directrice du mouvement des Etudiants pour un Tibet Libre. De plus, l'agence chinoise officielle Chine Nouvelle annonce que 105 personnes se seraient rendues aux autorités lundi soir peu après minuit, respectant ainsi l'ultimatum lancé par Pékin qui avait promis d'accorder sa clémence aux manifestants repentis avant ce délai.